Qu'est ce que cela veut dire être un mentor ?


Dans cette partie nous allons nous intéressez aux éléments qui vont permettre à un mentor d'être réellement efficace.

 

Commencer par soi même avant de faire cela pour les autres !!

 

Le mentorat est une manière d'être

 

Qu'est ce que cela veut dire et comment bâtir ses fondations personnelles à ce niveau ?

 

Si on n'a pas grandit avec ce mentorat autour de soi, si on n'a pas eu de rôles modèles pour nous inspirez, il y a alors nécessité de trouver au minimum une personne avec qui partager ses histoires afin de "recâbler" son système nerveux pour devenir ce rôle modèle que l'on a jamais eu.

Cela peut paraitre difficile mais si vous suivez les routines de connexions et que vous les pratiquez régulièrement avec une autre personne alors vous arrivez à destination !! 

 

Notre objectif en tant que mentor est l'esprit tranquille

La raison pour laquelle nous faisons cela est par ce que depuis cette places en nous les attributs émergent plus rapidement. La vision et la mission de ce modèle de mentorat est d'amené les gens à manifester les 8 attributs de la connexion. 

Par conséquent si nous souhaitons voir les gens que nous mentorons arrivés à ces attributs, cela passera par les "neurones miroirs". Autrement dit nous devons incarner ces attributs pour les autres

Pourquoi "l'esprit tranquille" est la fondation du mentor ?

Il est nécessaire d'être dans cet état de l'esprit tranquille pour pouvoir être véritablement au service des autres.

Dans cet état de paix et de conscience il y a cette capacité à être dans le moment présent. Cette présence et cette paix nous aide à être pleinement réceptif.

Il est important de se rappeler la qualité de cette présence et de se défaire de ses filtres de perceptions provenant de nos expériences passées et de nos croyances qui pourraient altérer la qualité de notre écoute.

On peut voir le "feedback" de la nature sur notre place médecine (sit spot), avec le temps et la pratique cette qualité de présence se manifeste par une perturbation amoindrie. On peut ainsi observer un changement de comportement des animaux à notre égard qui viennent de plus en plus près.

En créant cet espace d'écoute et de non jugement nous laissons de la place pour la créativité et la curiosité. Nous sommes alors plus à mêmes de "répondre" à une situation plutôt que de "réagir".

 

Bâtir une fondation pour la qualité de notre présence

Les routines de connexions soutiennent l'esprit tranquille

 

  • La place médecine

Visiter un lieu régulièrement et adopter cette pratique de ralentir, s'imprégner du rythme de la saison, de la journée qui s'exprime en ce lieu.

La place médecine est un fabuleux moyen pour créer un support permettant d'activer nos sens, cela crée une connexion à l'intérieur et à l'extérieur de nous.

  • Pratiquer la gratitude

Exprimer sa gratitude sur sa place médecine est un puissant moyen de connexion. Regarder autour de soi et se poser ces questions : "comment chaque partie de cette écosystème se soutien les uns les autres ?" "comment cela soutien notre propre vie ?" "comment la terre et les minéraux qu'elle contient sont aussi dans notre corps et nous permet de vivre ?" "comment le soleil nous permet de produire de la vitamine D et en quoi cela est il indispensable pour nous ?" etc

 

  • Etendre ses sens

Pratiquer au minimum la méditations sensorielle sur sa place médecine ou mieux plusieurs fois par jours dans notre quotidien. Eveiller ses sens et les stimuler le plus souvent possible afin de multiplier les surfaces de connexion.

 

Dans la pratique...

Il est important de lâcher prise avec le perfectionnisme et d'être vigilant aux obstacles que cela peut créer. " je dois acquérir ces compétences pour arriver là" " qui suis-je pour faire ça ?"...

Il y a un équilibre à trouver...

L'idée ici est d'approcher cela avec lenteur et à petite échelle. Choisir une pièce du puzzle puis travailler avec. Une fois avoir expérimenté cette pièce, essayer de partager cela avec quelqu'un et voyez ce qui se passe.

Ce ne sera pas parfait la première fois ou peut être ça le cas. Garder les choses simples et ne pas avoir "les yeux plus gros que le ventre". 

Garder à l'esprit la loi du 50/50. Vous pouvez "prévoir le programme" mais laisser la place à l'imprévu afin d'accueillir ce que la nature présente dans ce dialogue. Peut être que l'activité préparé portait sur les plantes et alors que vous explorez le royaume végétal un chevreuil vient à apparaître et attire l'attention… ne loupez pas cette occasion et suivez la curiosité suscité par le moment.


Mentorer les autres 1,2,3 c'est partit !!!


Cette approche simple et efficace sera votre meilleur outil pour progresser dans l'art de mentorer la connexion à la nature !!!

  1. essayez une activité pour soi même, avec un ami ou une équipe
  2. concevoir ensuite une activité pour une personne, un groupe, une école
  3. mettre enfin les choses en pratique puis ajuster depuis ce que vous avez appris de votre expérience.

Cycle simplifié d'une expérience

  • Commencer par inspirer

Pensez aux choses qui vous motive à aller dans ce sens là. Par exemple vous avez peut être vu un jours jouer un grand guitariste et cela vous a inspirer à jouer de la guitare aussi !! Cela peut être également une histoire qui est à l'origine de votre inspiration. 

Une fois que vous avez été inspiré vous avez besoin de faire les choses, de les mettre en œuvre.

  • Mettre en œuvre une activité

Dans la connexion à la nature cette activité est souvent lié un mystère. Il y a une invitation à faire partit d'une aventure. La chasse au trésor fait partit de ces outils.

  • Partage de l'histoire

Une fois l'expérience vécue il y a cette nécessité de partager son expérience et de laisser la curiosité guider les questions. Si vous êtes seuls vous pouvez partager cela dans un journal.

  • Quel pourrait être le prochain pas ?

Il est important d'ouvrir sur de nouveaux horizons et imaginer quels pourraient être les prochaines activités. Si vous maîtriser le feu par friction à l'archet par exemple, vous êtes déjà t-il arrivé d'allumer un feu de la sorte sous la pluie ? avec seulement les matériaux se trouvant dans un périmètre de 100 pas autour vous ? etc  

 


Les routines fondamentales


  • L'esprit du conteur

Le conteur inspire les gens au travers de son histoire, un bon conteur les inspirera et les motivera à passer à l'action et ainsi expérimenter par eux même.

 

  • Dynamiser l'esprit du conteur en étendant ses sens

Lorsqu'on partage son histoire on exprime souvent ce que l'on voit, cependant cela peut être beaucoup plus profond et l'impact sur les gens sera correspondant. 

Il est important de "revivre" l'histoire lorsque vous la partager, comme si vous y étiez, utilisez tout votre corps, de la sorte vous emmènerez les personnes en voyage avec vous. Si votre histoire parle d'un écureuil par exemple, devenez l'écureuil, imiter le avec votre corps, c'est ce que font les Bushmens. Les anciens activent les neurones miroirs de tout le monde en utilisant ce canal.

Activer le sens de l'ouie : "j'ai entendu ce magnifique chant du merle lorsque je suis passé sous cet arbre…"

Activer le sens du toucher : " je pouvais sentir le vent, celui ci soufflait depuis l'est alors que les nuages venaient du sud, je me demande ce que cela peut bien vouloir dire !! alors que je marchais j'ai pris des feuilles mortes dans mes mains, celles ci craquaient entre mes doigts"

Activer le sens de l'odorat : " sur ma droite il y avait un sapin dont j'ai froissé les épines dans mes mains pour les respirer, c'était tellement rafraichissant cette odeur citronné. Cette odeur me rappel des odeurs de mon enfance alors que j'étais en train d'explorer un village à la montagne"

 

L'esprit du conteur amène tous les sens dans l'histoire afin d'activer tout le potentiel de notre neurologie. Cette approche ancestrale, autant simple qu'efficace, active les sens du conteur comme celui des gens qui écoutent l'histoire. Un formidable moyen de stimuler harmonieusement l'ensemble du système sensoriel

 

  • Exprimer sa gratitude

Un moyen intéressant également est d'associer votre pratique de la gratitude à vos sens sur votre place médecine. Par exemple si vous exprimer votre reconnaissance à la terre et à la vie qu'il y a dans le sol, profitez en pour plonger vos mains dans celle ci afin d'en ressentir sa texture, sentez l'odeur qui en exhale etc 

Intégrer l'ensemble des sens dans votre histoire du jour également, poser vous cette question " quels sens ai-je consciemment stimuler aujourd'hui et revivez l'expérience pour la partager à un proche ou dans votre journal. 

Tout ceci est cumulatif, la qualité du temps passé fait une grosse différence. Avec le temps et la répétition cette connexion neurologique s'intègrera vraiment en vous.

  • Intégration sensorielle

Engager régulièrement l'ensemble de vos sens dans votre connexion au paysage qui vous entoure grâce :

- à la faune

- à la flore

- aux motifs météorologiques

- aux motifs du terrain etc 

  • Partage de l'histoire du jour

Après avoir été inspiré et allé dans l'expérience il est temps de revenir et d'apprendre de cette expérience en partageant son histoire.

En verbalisant son expérience cela permet de l'encrer dans notre mémoire mais aussi d'obtenir une nouvelle compréhension de ce que l'on a vécu.

Lorsqu'on partage on a accès à une nouvelle perspective, cela nous permet d'avoir un regard neuf sur ce que l'on vient de faire et peut être réaliser que l'on se souvient de chose à laquelle on a pas trop prêter attention lorsqu'on vivait l'expérience.

L'histoire partagée peut se faire au sein d'un journal, mais cela peut tout aussi bien se faire sous forme d'une danse ou d'un chant !!! il est important de laisser la place à la créativité dans ce processus.


Les 8 portes de l'intégration sensorielle


Est :  la vue

Le sens de la vue nous permet de reconnaître les motifs naturels. L'intention ici est de stimuler notre cerveau à identifier les schémas présent dans la nature. Ces schémas sont sources d'informations importantes pour reconnaître quelque chose comme dangereux ou non (souvenez vous des exemples avec la Guêpe durant le stage). L'objectif sera de développer notre capacité à se concentrer sur une vision globale ou focale.

 

Sud est : la proprioception et l'imitation

Lorsque nous observons quelque chose et que nous essayons de l'imiter avec notre corps nous activons beaucoup plus de chose dans notre cerveau que le simple fait de regarder. D'autre part un véritable lien va se crée entre vous et la plante, l'animal, l'insecte, l'oiseau etc. Une guêpe ne se déplace pas comme une mouche par exemple et le fait d'essayer d'imiter les caractéristiques du vol de ces insectes nous en diras beaucoup sur leur "caractère".

Il n'est pas nécessaire d'imiter avec l'ensemble de votre corps, vous pouvez aussi simplement utiliser vos mains et vos bras si votre capacité physique ne vous permet pas de le faire complètement. 

Ce sens de l'imitation va donc nous permettre de partager l'histoire avec l'ensemble de notre corps. L'objectif sera d'utilisé nos yeux, notre visage, nos bras etc afin d'exprimer au mieux ce que l'on souhaite imiter.

 

Sud : l'ouïe

 

Le sens de l'écoute nous permet de travailler sur notre capacité à reconnaître des motifs sonores. Avec le temps et la répétition, votre attention sur le "paysage" sonore autour de vous va considérablement augmenter. Un "bruit" d'oiseau par exemple  deviendra petit à petit un cri d'alarme et non un chant.

L'objectif ici sera de développer une écoute à 3 dimensions autour de nous.

 

 

Sud ouest : le toucher

 

Le sens du toucher ne se limite pas au bout des doigts !! Ce sens nous permet d'identifier le tranchant, le doux, le moelleux, le compact, le froid, l'humide etc Lorsqu'on piste une trace par exemple, le sens du toucher nous donnera parfois plus à "voir" que le sens de la vue… Il nous donnera également des informations précieuses dans l'identification des plantes. L'objectif ici sera d'être attentif à l'ensemble des nerfs tactiles du corps, ne pas oublier les pieds ou la sensation des vêtements sur le corps.

 

Ouest : l'odorat

 

Le sens de l'odorat est en lien avec les changements écologiques. Lorsqu'on change d'écosystème, l' odeur change également et des informations importantes peuvent être ainsi collectées. On pourra ainsi sentir que des baies sont mûres à proximité même si nous ne les voyons pas encore !!! En Amérique du Nord vous pouvez sentir lorsque les saumons sont de retour lorsque vous approchez des rivières, ce qui vous dit aussi que vous pouvez faire certaines rencontre à ce moment là… L'ours ne sera potentiellement pas très loin !!!

L'objectif ici sera de développer sa capacité à "goûter" l'air !!!

 

Nord Ouest : pistage intérieur

 

Cette direction nous parle des sensations, des ressentis qui viennent de l'intérieur. Lorsque vous entendez des oiseaux crier vous pouvez ressentir en vous l'agitation des oiseaux dans votre propre corps. C'est la même chose lorsque vous entendez un chien aboyer… vous savez en vous faire la différence entre le son qui dit "ne rentre pas sinon..." et "hey y a quelqu'un à la porte !!!". Avec le temps et la pratique des routines de connexion vous expérimenterez cette sensation ou votre corps s'arrête sans que vous en ayez eu la volonté… et à ce moment vous faites une rencontre inattendue, ou bien vous vous retrouverez à suivre la piste d'un animal sans même en avoir émis l'intention !!! 

L'objectif ici sera d'être attentif aux émotions et au ressenti intérieur.

 

Nord : le goût

 

Ce sens permet de faire émerger la sagesse de la survie… L'objectif ici sera de goûter la subtilité des aliments en prenant le temps de mastiquer et de percevoir les changements de goût qui s'opèrent.

 

 

Nord est :  synthèse de tous les autres sens

 

Cette direction représente l'esprit du conteur… elle nous invite à intégrer simultanément l'ensemble des sens précités et de leur prêter attention le plus souvent possible. Si pour nos ancêtres cette stimulation était nécessaire pour pouvoir prospérer dans la nature, il en est toujours le cas aujourd'hui. Notre développement cognitif est intimement lié à nos sens. Aujourd'hui notre mode de vie moderne a fait que plus de 80% de notre attention est concentrée sur les yeux ce qui n'est pas arrangé par les écrans qui viennent endormir encore d'avantage nos sens qui sont pourtant à la source de notre capacité d'adaptation mais aussi notre créativité… L'un n'allant pas sans l'autre… 


L'art du questionnement


Je vais vous partager une histoire...

 

Alors que Jon rentre chez lui le soir, Tom l'appel. Il lui demande ce qu'il a fait de beau la veille et par où il est passé pour rentrer à la maison.

Tom lui demande alors si il a entendu quelque chose lorsqu'il est passé à côté du buisson juste avant de rentrer chez lui.

Jon ne s'en souvient pas et pense ne rien avoir entendu ! Tom lui demande alors de vérifier la prochaine fois qu'il passera...

Le lendemain Jon retourne à cet endroit où il est passé des centaines de fois et se rend compte alors qu'il y avait des oiseaux dans ce buisson et qu'ils faisaient pas mal de bruit !!!

Tom lui demande alors si ces oiseaux étaient juste là aujourd'hui ??

Jon pense que oui...

Tom lui pose alors cette question : 

- " qu'est ce qui te permettrais de savoir si ils sont arrivé sur le lieu récemment ?"

Jon de répondre :

- " j'en sais rien !!!"

- "pourquoi t'irais pas voir à l'intérieur du buisson voir ce qu'il y a ??"...

Le lendemain Jon va voir dans le buisson et il trouve plein de plume et des crottes vieilles et récentes !!! Ces oiseaux sont donc là depuis un bon bout de temps !!!

 

A partir de ce moment Jon s'est mis à écouter attentivement autour de lui pour pouvoir répondre aux questions de Tom...

Dans cette histoire on voit comment les questions du mentor sont posés sur les bordures de la connaissance de la personne mentoré. Cela a pour effet d'augmenter la conscience, la vigilance et l'écoute mais aussi la curiosité et le désir de savoir et d'être en mesure de répondre !!! 

 

La curiosité de Jon s'est alors transformé en véritable passion !!!

 

Il est important de comprendre que l'on commence par éveiller les sens puis ensuite on développe la curiosité au travers des sens. Nos sens alors s'éveillent et deviennent de plus en plus fort au fur et à mesure que notre curiosité augmente. Avec le temps cette curiosité se transforme en passion.

Cette passion s'exprime de manière puissante dans notre corps, les attributs de la connexion commencent alors à vraiment s'inscrire en nous à ce moment là.

A ce stade, on développe une vision puissante et on commence à percevoir des choses ayant beaucoup de pouvoir pour notre vie...

 

Appliquer ce processus dans sa vie quotidienne

Nous n'avons pas tous un mentor autour de nous pouvant jouer ce rôle. Cependant si vous souhaitez mentorer la connexion à la nature il est indispensable de vivre vous même cette expérience pour pouvoir la transmettre aux autres. Le challenge réside dans la perte de motivation sur le moyen long terme, c'est pour cela qu'un "compagnon de route" sur ce chemin est très souvent indispensable pour entretenir le feu de la connexion. L'intensité de cette stimulation sensoriel n'étant plus vital pour notre vie moderne, le plaisir de partager une passion commune aide à contourner ce problème.

 

Lorsque vous revenez d'une expérience dans la nature et que vous partagez votre histoire du jours, que se soit sur votre journal ou auprès d'un(e) ami(e). C'est l'occasion de prêter attention à ce que l'on a manqué dans l'expérience.  

" quels sont les choses que nous avons omis ou survolé depuis le point de vue de nos sens ?"

Une fois cette fondation bâtit pour soi, on peut alors le faire pour les autres.

Les 3 niveaux de questions

Il y a une véritable stratégie derrière l'art du questionnement.

 

Niveau 1

 

Ces questions permettent de bâtir la confiance.

Elles ont pour but de mettre en lumière l'expérience que l'on vient de vivre et ceux à quoi nous avons prêter attention.

"J'étais en train de marcher dans le jardin et je pouvais sentir le vent sur mon visage, je me rappel aussi avoir entendu le son d'un chant d'oiseau, il y avait un merle quelque part"

Ces choses sont positives et dans le contexte du mentorat on essaierai d'en apprendre plus sur l'expérience afin d'avoir un maximum d'information. L'objectif du mentor ici est d'être en mesure de "vivre" l'histoire qui lui est raconté comme si il y était. L'idée est d'obtenir "une image" claire de l'expérience vécu par la personne qui partage afin de cerner au mieux le contexte.

Questions niveaux 1 : 

 

- " où allais tu ?"

-" en fait j'allais dans ma voiture, j'étais pressé et je prêtais attention à ce que je pouvais dans une tel situation."

- " Est ce qu'il y a autre choses dont tu te rappels ?"

 

Le but du mentor à ce niveau est donc de pouvoir visualiser le plus clairement possible l'expérience comme si il était au côté de la personne au moment de l'histoire. Une fois cette perception acquise on peut alors commencer à porter l'attention sur les sens qui ont été omis dans l'histoire.

 

- " ok donc tu marchais pour rejoindre ta voiture et au passage tu entendais ce merle chanté, quel température il faisait à ce moment là ?"

 

Les questions de niveau 1 sont faciles à répondre, c'est aspect est important puisqu'il permet à la personne de se sentir vraiment en confiance. Il est important ici du point de vue du mentor, de poser des questions depuis la place d'une authentique curiosité. La personne qui partage doit vraiment pouvoir ressentir cela. 

 

Comment savoir que l'on arrive à une question de niveau 2 ?

 

A ce stade on pourrait par exemple posé une question sur la forme des nuages. Si jamais la personne n'a pas prêter attention à cela, que c'est quelque chose dont elle est en doute on arrive alors à une question de niveau2. Dans ce cas on expose alors la bordure de conscience de la personne avec cette question. Cette question n'est pas très difficile mais elle correspond à ce moment là à sa limite de conscience.

 

Question niveau 2 :

 

Maintenant que cette question sur les nuages à mis en lumière la bordure de conscience de la personne, le mentor continue à ce niveau là et pourrait par exemple posé cette question :

- " est ce que tu pouvais entendre d'autres oiseaux que le merle ce jours là ?"

- " ha oui maintenant que tu le dis effectivement il y avait d'autres oiseaux notamment dans le buisson, il y en avait un qui ne chantait pas mais faisait ce son tit tit tit tit...

 

A ce moment la bordure de la personne s'est agrandit, elle en train de prendre conscience qu'elle avait entendu un autre oiseau et qu' elle ne sait pas encore l'identifié. Cette personne va donc voir sa curiosité s'activé et certainement en vouloir plus !! 

A ce stade on peut continuer d'étendre la conscience en continuant les questions de niveaux 2 si on le souhaite.

 

Question niveau 3 :

 

-" Ha, cet oiseau dont tu parles, quel effet cela te faisais d'entendre ce son, est ce que s'était quelque chose de joyeux, paisible ou penses tu qu'il était agité ?"

 

Dans le cas où la personne n'a jamais trop travaillé avec les oiseaux, à part pour les observer depuis la mangeoire l'hiver on arriverait à une question de niveau 3...

On peut voir qu'on arrive à ce niveau de question lorsque la personne fait une pause et réalise quelque chose à ce moment là, quelque chose auquel elle n'avait jamais pensé auparavant. Très souvent ce niveau de question met en lien les choses, elle met en lumière un niveau de connexion qui n'avait jamais été perçu jusque là. 

 

- " whaou !!! jamais j'aurais imaginé prêter attention à ce genre de chose !!"

 

- "penses tu qu'en prêtant attention à l'endroit dans laquelle l'oiseau regardait tu aurais pu savoir qu'un danger potentiel venait depuis cette direction ?"

-" … "

 

Le niveau des questions varient donc en fonction de l'endroit ou se situe la personne du point de vue de la conscience de son environnement. En résumé :

 

  • Si la personne peut répondre instantanément  = niveau 1 
  •     Si la personne peut répondre avec un temps de reflexion pour vérifier intérieurement ce qu'elle a vécu = niveau 2
  •     Si la question laisse la personne en silence = niveau 3